mercredi 21 septembre 2011

C'est fou, une fille...


Ce qui m'a attirée vers ce livre ?

- Le nom de l'auteur
- Le titre


Je ne connaissais pas du tout cette auteure au nom si doux et si joli (sans rire, Marie Billetdoux, je suis vraiment jalouse de cette trouvaille) et je suis tombée par hasard sur ce titre alors bien sûr je l'ai tout de suite élu ! D'autant que c'est un livre assez court, et pour découvrir un auteur, je préfère ne pas me lancer dans un pavé. (Bien me prit de ne pas avoir choisi C'est encore moi qui vous écrit - 1500 pages)

C'est fou, une fille... pas faux dirai-je. Titre qui semble évoquer un premier amour, un garçon qui se dirait ça après une crise d'hystérie d'une jeune fille en fleur.
Ce n'est pas exactement l'histoire d'un premier amour, mais bien celle d'une première fois. Estelle rencontre un homme (hum dont j'ai déjà oublié le prénom - livre lu il y a un mois), elle est architecte, il est psychiatre, la trentaine l'un comme l'autre, elle est venue en consultation... Et puis ils passent une nuit ensemble, la fameuse première nuit. Celle de la découverte des corps, des sens, des sensations, les premiers émois, la compatibilité ou l'incompatibilité des corps... c'est ensuite le premier lendemain, quand on réalise que la terre s'est arrêtée de tourner pendant quelques heures, on sort doucement d'un rêve éveillé, d'une jolie bulle. 
Nos deux personnages sont dans cette bulle, mais il y a une tierce personne... ce jeune homme est marié. Cependant notre homme des temps modernes est un courageux, oui oui, il va quitter sa femme pour Estelle. Très élégamment d'ailleurs, au téléphone, alors qu'il est encore chez sa maîtresse... (le courage masculin aurait-il quelques limites ?) 
La sortie de la bulle est difficile, le retour au réel surprenant. La chute du roman est tout à fait étonnante, je vous laisse la découvrir...

J'ai plus ou moins apprécié ce roman. A vrai dire, vraiment moins que plus. Il y a de très belles pages sur la première nuit d'amour, les sensations et les tâtonnements des débuts, les petites palpitations du coeur qui s'agite. Mais l'intrigue ne me semble pas toujours crédible et puis le style de Marie Billetdoux ne me plaît pas. Il est un peu "ampoulé". De longues phrases, une syntaxe surdéveloppée pour finalement exprimer quelque chose qui aurait pu l'être beaucoup plus simplement. Une sorte de pancarte avec inscrit dessus "regardez, je sais écrire" semble s'afficher à chaque page, c'est dommage. Le résultat est assez confus, la prose pas toujours agréable à lire.
Pourtant c'est un roman prometteur, le thème, les deux personnages, les rebondissements, mais il manque un je-ne-sais-quoi qui laisse l'impression d'un roman  bâclé, pour en mettre plein la vue, sans vraiment approfondir les choses.

Court extrait (sur les premiers instants après...) :
La folie d'être deux dans un lit. L'indicible effet de s'éveiller en compagnie. Découvrir comme un Noël le matin ce corps animal sur le drap. Vivre dans le luxe, et le qui-vive, de sa quémande continuelle. Sentir, par petits coups, battre contre sa cuisse. Compter confusément les brèves pulsations. Savoir qu'il attend, et qu'il est dépendant. Feindre de dormir encore, tandis que...

Ce récit trouve sa place dans le challenge amoureux de l'Irrégulière, dans la catégorie "une histoire qui finit mal" (même très mal) !


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