mercredi 15 février 2012

Princes et Princesses

Même si la saison 1 du challenge amoureux de l'Irrégulière est officiellement terminée depuis hier minuit, je vais le poursuivre cette semaine, au moins pour moi, parce que je n'aime pas rester sur un gout d'inachevé... (Et pour la deuxième saison, dont je vais bientôt parler, je m'organiserai un peu mieux, enfin j'essaierai...)

Aujourd'hui la catégorie "Conte", avec un prince charmant, une belle princesse, un grand mariage et beaucoup d'enfants...
Je suis très embêtée, parce que je n'aime pas trop les contes de princesse. Cendrillon, Blanche Neige, Peau d'Ane et consorts m'ennuient royalement... j'ai juste envie de leur mettre des claques pour qu'elles se secouent, soient moins naïves et deviennent un peu plus indépendantes ! La magie n'opère plus ! Alors je sais, il faut replacer dans le contexte de l'époque, voir la visée didactique du conte, etc. Mais ça ne passe plus, à la simple lecture : peut-être trop vu, trop lu, trop entendu... J'ai essayé aussi de chercher ailleurs et plus loin, mais la structure reste la même, les caractères aussi (sauf que la sorcière russe, c'est Baba Yaga) - ou bien il n'est plus beaucoup question d'amour : les contes indiens et africains évoquent beaucoup  plus la sagesse.

Alors je vais vous parler d'une forme particulière de conte : ceux de Michel Ocelot qui les a revisités à sa manière dans ses films d'animations "Princes et Princesses" (1998) et "Les Contes de la nuit" (2011). Alors là, oui, je suis émerveillée. J'ouvre grand mes yeux, je regarde, j'écoute et je plonge dans un monde magique où le réel n'existe plus et n'a plus aucune prise sur moi. Les couleurs sont féériques, les récits, écrits par Ocelot, plutôt bien construits : sur les bases narratives du conte traditionnel, il réinvente des histoires qui font rêver, avec souvent beaucoup d'humour, mis au premier plan. L'orgueil et l'envie sont généralement punis, les mariages heureux, mais ce ne sont pas toujours ceux auxquels on s'attendait. J'apprécie beaucoup cette mise à distance avec le conte traditionnel !


Chaque soir, un garçon et une fille se retrouvent dans une salle de cinéma désaffectée. Un vieux projectionniste leur ouvre les portes du spectacle, à eux trois, ils construisent six histoires merveilleuses, six séances magiques où le spectateur n'a plus qu'à se laisser emporter, traversant ainsi les siècles et les frontières. 

Les récits sont ensuite représentés en ombres chinoises (le deuxième opus offrant de vraies prouesses techniques assez impressionnantes à l'image, mais je ne peux me lasser du côté artisanal de "Princes et Princesses"), les silhouettes des personnages sont ciselées au millimètre près, les couleurs du fond éclatent : bleu nuit, rose, orangé... La musique participe aussi à toute cette beauté !
Le charme opère admirablement sur moi à chaque fois ; c'est toujours agréable de se laisser conter de belles histoires !



Le conte "La Sorcière" :




                                       LOVE WEEK # 4





5 commentaires:

  1. J'aimerais bien le montrer à mon petit, mais je pense qu'il est encore trop jeune ...

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  2. Il a quel âge ton petit ? C'est vrai qu'en plus, visuellement, les couleurs sont assez sombres...
    Mais un peu plus tard bien sûr !

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  3. Bonjour,

    Je travaille à Newsring.fr, le site de débats lancé par Frédéric Taddeï, je me permets de vous contacter car nous venons de lancer un débat auquel nous souhaiterions avoir votre contribution afin d'éclairer nos internautes :

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